vendredi 30 juillet 2010

Paracha 'Eqev

Paracha 'Eqev

« Tous les préceptes que Je vous commande en ce jour, ayez soin de les suivre, afin que vous viviez et deveniez nombreux, quand vous serez entrés en possession de ce pays, que l'Éternel a promis par son serment à vos pères.» (Deutéronome, 8:1)

Dans son commentaire, Rachi cite le Midrach qui interprète ce verset de la manière suivante : « Si tu as commencé à remplir un commandement, complète le. De fait, la réalisation de ce commandement sera attribuée uniquement à la personne qui le termine. »

Tout a une fin

Dans la vie, nous commençons de nombreuses choses et en finissons un nombre bien plus réduit. Les raisons ne manquent qui nous empêchent d'arriver à l'objectif que nous nous étions fixé au départ. Dans certains cas, c'est l'argent qui peut manquer ; dans d'autres, ce sont les personnes sur lesquelles nous comptions qui font défaut ; également, un état de santé qui se fragilise peut être l'occasion de changer nos intentions, qu'à D-ieu ne plaise.

Dans tous ces cas, nous pensons avoir fait notre maximum et nous avons l'impression de nous trouver devant un fait accompli : l'impossibilité de poursuivre notre désir du départ. Bien souvent, cela est la réalité et c'est avec le cœur léger qu'il faut l'accepter. Pourtant, nous devons nous assurer qu'il ne s'agit pas d'un mauvais tour du mauvais penchant qui voyait d'un mauvais œil la réalisation prochaine d'une mitswa supplémentaire.
Rabbi Na'hman de Breslev nous enseigne que tous les obstacles et barrières qui sont mises devant notre chemin possèdent une seule raison : celle d'augmenter notre désir pour l'Action sainte que nous sommes sur le point de réaliser. Rabbi Na'hman relève qu'ainsi est faite la nature humaine : plus un obstacle semble rendre difficile la réalisation d'une chose en particulier, plus notre désir de la faire est grand !

Voici une vision nouvelle à se souvenir au quotidien : lorsqu'un obstacle surgit sur notre chemin, ne croyons pas trop vite que nous devons rebrousser chemin. Nous devons prendre conscience que cet barrière est envoyée du Ciel et que son propos est sans doute d'augmenter notre désir à faire ce que nous désirons. En d'autres termes, plutôt que de penser arrêter aux premiers ennuis venus, nous devons comprendre qu'Hachem désire augmenter notre désir pour cette chose et qu'à cette fin, Il nous la fait sembler s'éloigner.

Bien sûr, tous les obstacles ne sont pas bons à franchir. Par exemple : une personne désire se lancer dans les affaires et pour cela, doit investir un demi millions d'euros... qu'elle n'a pas. Il s'agit certes d'un obstacle et dans ce cas, il n'est sans doute pas judicieux de conseiller à cette personne de s'endetter pour poursuivre son envie. Cela est souvent le cas : nous devons nous entourer de bons conseils afin de discerner la direction précise à suivre.

Ses conseils sont importants car Rabbi Na'hman nous rappelle qu'il ne faut pas être timide ni timoré dans notre Service divin. Si à la première remarque ou au premier regard sévère nous mettons de côté les mitswoth que nous devons faire, nous courons le risque de nous arrêter souvent ! Entre ferveur et orgueil, la frontière n'est pas toujours précise et nous devons prier abondamment pour l'apercevoir.

La prochaine fois que nous rencontrerons un obstacle dans la réalisation d'une mitswa, ne baissons pas les bras immédiatement et pensons sérieusement si cet obstacle est envoyé par le bon penchant (pour nous protéger) ou du mauvais penchant (pour nous empêcher de nous rapprocher de D-ieu).

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La citation du jour

La citation du jour

“Il ne faut pas regarder ce qui se situe au-dessus de notre niveau [spirituel].” (Rabbi Na'hman de Breslev, Liqouté Moharan I, 54)

Commentaire : Nous possédons tous une intelligence dotée de certains pouvoirs et limites. Si nous devons déployer le maximum d'efforts afin de comprendre ce qui est à notre portée, nous devons reconnaître nos limites et laisser en suspens ce qui est – pour l'instant – au-delà de notre entendement.

Les questions que nous ne pouvons pas comprendre et qui pourraient mettre le doute en notre esprit doivent être laissées pour le jour ou – peut-être – nous pourrons comprendre. En attendant ce jour-là, nous devons nous appuyer sur l'émouna (foi) simple et totale pour continuer à avancer dans notre Service divin.

Cette attitude ne devrait pas nous surprendre. De fait, il existe un nombre important d'aspects que nous ne comprenons pas dans notre vie. Cependant, cela ne nous dérange pas car nous faisons confiance aux personnes qui possèdent – dans ces domaines spécifiques – une plus grande connaissance que la nôtre (médecins, garagistes, électriciens...) Avec D-ieu, nous devons agir de la même façon.

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jeudi 29 juillet 2010

Faire les bons choix

Faire les bons choix

Nous savons qu'Hachem dirige le monde, mais nous avons souvent de la difficulté à accepter qu'Il dirige également notre vie. Cela s'explique facilement : aussi longtemps que le Créateur est occupé avec les affaires de la planète, nous pensons pouvoir continuer à suivre les nôtres sans rendre de compte à personne. Pourtant, la réalité est autre et c'est chaque minute de notre existence qui dépend de la Volonté divine.

Nous ne sommes pas au volant

Les indications envoyées par le Ciel peuvent être comparées à l'action d'un arbitre sur un terrain de football. Celui-ci peut faire un rappel à l'ordre amical ou il peut attribuer plus sévèrement un carton jaune ou même rouge. Je laisse de côté les cartons pour m'intéresser aujourd'hui aux avertissements moins sévères que nous recevons très souvent, sans comprendre toujours leur nature spécifique.

Les avertissements célestes ne sont pas toujours une réponse à un comportement hors la loi. Bien sûr, une personne qui a pris quelque liberté avec les halakhoth peut s'attendre un jour ou l'autre à recevoir un signal évident de la part de D-ieu. Cependant, nous pouvons être remis à notre place, tandis que nous ne faisions rien de si terrible. Dans ces cas, le Ciel nous laisse savoir que nous avions tout de même mieux à faire. Afin de comprendre réellement ce sujet, un exemple peut être utile.

Cette histoire est celle de Robert. Cet employé de banque est particulièrement heureux : il se prépare à passer son après-midi à étudier la Guémara ! Cela faisait tellement longtemps qu'il en avait envie. Les semaines et les mois passaient et il devait se contenter de son cours du soir : une heure d'étude en groupe à la synagogue de son quartier. Certes, Robert était déjà heureux de pouvoir étudier aussi souvent, mais ce qu'il désirait était de pouvoir se concentrer un après-midi entier sur le texte riche de la Guémara qu'il avait appris depuis plusieurs semaines.

Cet après-midi là, tout semblait devoir se dérouler à la perfection : son patron lui avait demandé de rester à la maison car il attendait moins de clients que d'habitude ; d'autre part sa femme et ses enfants avaient prévu de partir à la plage... jusqu'en début de soirée. Robert était excité comme un enfant qui attend sa récompense ! Une des raisons de son plaisir était qu'il savait qu'il faisait quelque chose qu'Hachem approuve. Existe-t-il une occupation plus importante pour l'âme juive que la prière ou l'étude de la Tora ?

Pourtant, l'avertissement fut sifflé au moment du coup d'envoi de l'après-midi : la femme de Robert fut prise soudainement d'un mal au ventre qui exigeait qu'elle resta allongée. Certes, rien n'était grave, mais dans son état, il était hors de question qu'elle puisse amener ses enfants à la plage. En quelques secondes, l'après-midi de Robert avait changé de nature et il faisait maintenant face à un choix difficile : informer ses enfants que la baignade était annulée ou... les amener lui-même au bord de la mer et oublier la Guémara.

Ce sont dans ces instants que nous entendons l'avertissement du Ciel, ou que nous nous entêtons à faire la sourde oreille. Faire la sourde oreille signifie deux possibilités : une pas très bonne et une franchement mauvaise. Dans le premier cas, ne pas faire le meilleur choix signifierait pour Robert d'amener ses enfants à la plage... en ayant le cœur lourd. L'affront serait double : 1) envers ses enfants qui verraient leur père ne pas avoir du plaisir à passer du temps avec eux et 2) envers D-ieu à qui Robert ferait comprendre que Ses décisions ne sont pas les meilleures, que D-ieu nous préserve.

L'autre alternative est encore plus mauvaise : Robert refuserait de comprendre le signal céleste et annulerait l'après-midi à la plage... pour aller étudier tranquillement la Guémara. Dans ce cas, il s'agit d'un exemple – parmi de nombreux autres – où le mauvais penchant revêt ses vêtements de mitswa. De fait, sous l'aspect d'une mitswa, le Yetser Hara' ferait faire une mauvaise chose à Robert.

Ainsi va la vie juive : c'est le Créateur qui décide le chemin que nous devons suivre et nous devons avoir le cœur rempli de joie de posséder un tel guide.

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La citation du jour

La citation du jour

“[La présence de D-ieu à nos côtés] doit être perçue en faisant preuve de mesure, afin de ne pas aller au-delà de la limite de la Sainteté.” (Rabbi Na'hman de Breslev, Liqouté Moharan I, 54)

Commentaire : Chercher la présence d'Hachem n'est pas toujours facile. La principale difficulté est que notre entendement ne peut pas comprendre la nature du Créateur et Sa façon de diriger le monde. Ainsi, nous devons impérativement respecter certaines limites dans notre recherche.

Les limites dont il est question sont celles qui – avant toute chose – nous permettent de rester dans la cadre de la halakha (loi juive). Ainsi, il n'est pas question de transgresser la Volonté divine. Si cela n'était pas le cas, notre recherche nous éloignerait à coup sûr du Maître du monde.

C'est pour cette raison que nous devons progresser à pas mesurés et en suivant les conseils d'une personne plus érudite que nous. C'est cette personne qui nous mettra en garde contre les erreurs que nous sommes sur le point de commettre et qui nous recommandera la démarche à suivre.

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mercredi 28 juillet 2010

Vouloir : voilà l'essentiel !

Vouloir : voilà l'essentiel !

Lorsqu'une personne est tombée très bas et qu'elle fait tout ce qu'Hachem ne désire pas qu'elle fasse, que D-ieu nous préserve, elle n'est pas encore au fond du puits. Cette place peu enviable est réservée aux individus qui ont perdu tout espoir. Selon eux, D-ieu les a abandonnés à cause de leurs nombreuses fautes et la moindre étincelle d'espoir les a quittée. C'est lorsque nous pensons que c'est la fin, que tout est fini, que nous sommes au fond du trou, qu'à D-ieu ne plaise.

Le désespoir n'est pas de ce monde !

Nous savons tous que la Tora est grande et Sainte. Nous savons également que sa force est illimitée et qu'elle peut relever chaque individu, même s'il est tombé là où il est tombé. Nous ne remettons pas en cause la puissance d'Hachem ; plus simplement, nous pensons que notre humble personne n'intéresse pas les sphère célestes qui ont certainement d'autres chats à fouetter.

Qui doute qu'en étudiant la Michna, la Guémara, la halakha... nous ne plaisions pas au Créateur ? Qui peut penser que la Parole sainte ne pourrait nous relever ? Plutôt, nous croyons ne pas pouvoir nous faire entendre et que l'explication de cette incapacité réside en nos nombreuses fautes et transgressions. Arrivés à ce stade, nous sommes entourés de désespoir... et dans les bras des forces du mal.

Rabbi Na'hman de Breslev l'a dit maintes fois : chaque individu doit avoir un programme régulier d'étude des Textes saints. Bien sûr, ce programme – ainsi que les textes étudiés – doit correspondre au niveau où se situe cette personne. Rien ne sert de vouloir étudier dix pages de Guémara par jour si on en est incapable ! Une personne qui ne peut étudier que trois lignes par jour doit se fixer cet objectif et tout faire pour respecter son programme d'étude. Une autre personne étudiera sans doute deux pages par jour ; peu importe la quantité que nous étudions, le plus important est d'étudier ce qui nous rend joyeux et que nous pouvons comprendre.

Ainsi, une heure d'étude peut nous relever de l'endroit où nous sommes tombés. Cependant, dans certains cas, établir – ou continuer – son programme d'étude est hors de notre portée. Notre tête ne fonctionne plus ; notre cœur est sec et un morceau de bois mort semble plus éveillé que nous ! Même dans ce cas, la Tora reste grande et peut nous sauver. Il s'agit d'une question de vie ou de mort de ne pas l'oublier.

Lorsque toute forme d'étude nous dépasse et semble dans un autre monde que le nôtre, il reste encore une solution simple qui peut nous sauver. Lorsque Guéhinom se rapproche dangereusement de nos pensées, Rabbi Na'hman enseigne que nous ne devons pas pour autant oublier la puissance de la Tora. Même s'il nous est impossible de comprendre la nature de cette force – ainsi que sa façon de fonctionner – il suffit de savoir qu'elle existe.

Le programme d'étude le plus simple qu'il existe nous a été légué par le Roi David. C'est dans son livre des Téhilim (Psaumes) qu'il a enfermé le concentré maximum de Puissance divine. En ouvrant son livre et en récitant les versets émouvants qu'il a écrit, nous nous raccrochons inconsciemment à la force du Créateur et nous lions de nouveau notre âme à sa racine. Même si nous ne sommes pas conscient de tout cela, la récitation des Téhilim possède ce pouvoir extraordinaire.

S’assoir avec un livre de Téhilim et commencer à réciter doucement les Paroles saintes du Roi David : cela est donné à tout le monde, sans exception. De l'endroit où nous sommes tombés – peu importe lequel – nous pouvons toujours retourner vers Hachem. Ceci est la grandeur du Maître du monde : laisser toujours ouverte la porte du retour.

Voici la vérité absolue : même si nous sommes tombés très bas, que D-ieu nous protège, la Tora peut nous ramener et nous relever. L'essentiel est de savoir qu'au-delà nos expériences dans la vie – et les enfers que nous vivons – si nous collons à la Tora, celle-ci nous changera, pour le bien. La raison pour laquelle nous sommes tombés et que nous avons oublié la puissance de la Tora. Tâchons de nous en souvenir ou rouvrant un livre de Téhilim et en commençant à le réciter!

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La citation du jour

La citation du jour


“Chaque personne doit comprendre quelles sont les allusions spécifiques [envoyées par D-ieu] dans la pensée, le discours et les actions de chaque jour.” (Rabbi Na'hman de Breslev, Liqouté Moharan I, 54)

Commentaire : La présence de D-ieu à nos côtés n'est pas aléatoire. Plutôt, elle est constante et nous suit à chacun de nos pas, où que nous allions, quoi que nous faisions. Partant, c'est la présence d'Hachem que nous devons trouver dans les évènements – grands et petits – qui font notre vie.

Hachem est de nature discrète et si nous ne prêtons pas attention, nous pouvons ne pas Le voir dans notre vie. De fait, combien de personnes pensent qu'Il n'existe même pas, que D-ieu nous protège. Cependant, si nous y accordons l'importance qui lui revient, Sa présence devient évident et omniprésente.

Voici le défi de notre vie en ce monde : relever la Présence divine dans le quotidien. Dans nos pensées, nos paroles et nos gestes habituels, nous devons cerner les allusions envoyées par le Ciel. Celles-ci possèdent toutes un point commun : nous aider à nous rapprocher du Créateur.

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mardi 27 juillet 2010

Bnei Noa'h : se marier, mais avec qui ? (1)

Bnei Noa'h : se marier, mais avec qui ?

« David-Yits'haq,

J'ai lu récemment qu'un rabbin conseillait à chaque Ben Noa'h d'être marié. Pour vous dire la vérité, j'ai presque ri en lisant cela. Cela serait certainement fabuleux que chaque Ben Noa'h soit marié. Cependant, je me demande de quelle façon cela pourrait arriver.

Se marier ? Pas toujours facile !

Se marier avec une personne qui partage les valeurs des Bnei Noa'h n'est pas toujours facile et dépend beaucoup de l'endroit où l'on habite. Dans mon cas, je ne connais pas de Bnei Noa'h qui habitent ma ville (Indianapolis, États-Unis). En fait, j'en connais un autre : il s'agit d'un homme marié qui vit à l'autre côté de la ville, à environ 45 minutes de mon domicile. Cela fait peu !

Honnêtement, je ne vois pas de quelle façon je pourrais parvenir à localiser d'autres Bnei Noa'h qui partagent mes croyances. Nous sommes encore trop peu nombreux et les chances sont grandes que je sois obligé de déménager si je désire me marier avec une Bath Noa'h. Le problème est que mes moyens financiers ne sont pas très grands est qu'il m'est difficile de voyager (pour d'autres raisons également). Ainsi, tout ce qui se trouve loin de chez moi est hors de portée.

Je ne désire pas rencontrer une femme qui est chrétienne. L’idolâtrie m'est insupportable et je ne désire pas l'entendre me dire mille fois toutes ses bêtises et que je vais soit disant brûler en enfer à cause de mes croyances.

Il m'est impossible d'épouser une femme juive : celle-ci n'a pas le droit de se marier avec un Ben Noa'h, même si elle le veut. Ainsi, les opportunités sont extrêmement réduites.

D'après moi, je vais sans doute vivre en tant que Ben Noa'h pendant un certain temps, mais au bout du compte, je devrais peut-être finir par me convertir au judaïsme. Cela me permettrait au moins de me remarier. Ceci est certain : je ne désire pas passer le restant de ma vie tout seul. Je suis divorcé, après avoir été marié pendant 19 années et cette pensée a été dans mon esprit depuis un certain temps : « Il n'est pas bon que l'homme soit seul.» (Genèse 2:18)

Je ne sais pas quoi penser de tout cela, mais s'il m'est possible de recevoir de votre part quelques conseils, cela sera apprécié. Merci.» (Ted Mowery, Indianapolis, États-Unis)

Ted, je répondrai à votre question - avec l'aide de D-ieu - dans un prochain article.

Tous les articles à propos des Bnei Noa'h

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La citation du jour

La citation du jour


“Chaque jour possède sa pensée, son discours et son action spécifiques.” (Rabbi Na'hman de Breslev, Liqouté Moharan I, 54)

Commentaire : Imaginez qu'un jour entier vous soit accordé pendant lequel vous pouvez rencontrer le Roi le plus puissant du monde. Imaginez que pendant cet entretien unique en son genre, ce Roi vous accorde toutes les occasions pour Lui montrer que vous l'aimez. De plus, vous savez très bien que le Roi ne possède aucune limite sur ce qu'Il est prêt à vous accorder.

Ce jour-là ne serait-il pas le plus important de votre vie ? Ne contrôleriez-vous pas la moindre pensée qui pourrait vous venir à l'esprit ? Ne choisiriez-vous pas chacun de vos mots d'une façon extrêmement précise ? Ne feriez-vous pas attention à tous vos gestes afin de ne pas porter atteinte à l'autorité du Roi ?

Ce jour spécial, c'est chacun des nôtres en ce monde et le Roi est le Créateur. Chaque jour est unique et notre chance de servir le Maître du monde l'est également. Chaque heure qui passe restera gravée en nous pour l'éternité et ne se renouvellera jamais. Tâchons de saisir le plus grand nombre des opportunités pour servir le Roi des rois. Il serait trop bête de laisser passer autant de chances !

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lundi 26 juillet 2010

Lire les Téhilim (Psaumes) 7:5

Lire les Téhilim (Psaumes) 7:5

(Pour lire l'introduction à cette série, cliquez ici.)

“Si j'ai rendu la pareille à mes amis, moi qui a épargné ceux qui étaient mes persécuteurs que je n'avais pas provoqués.” (Psaumes 7:5)

Dans le verset précédent, le Roi David attirait notre attention sur l'importance de rester éloigné de l'iniquité et de l'injustice, peu importe la forme qu'elle peut prendre. Dans ce verset, David met l'accent sur la différence qui existait entre son comportement – empreint de justice et de droiture – et celui de ses adversaires.

Surtout, ne pas s'abaisser

Nous essayons fréquemment de rester juste, loyal et honnête dans nos rapports avec nos contemporains. Dans nos contacts amicaux, professionnels et de voisinage, nous faisons toujours l'effort de ne pas mentir, tricher, voler... Cependant, cette attitude ne fait pas l'affaire des forces du mal. Celles-ci ne désirent qu'une chose : nous éloigner de D-ieu. À cette fin, elles utilisent un argument enfantin, mais qui nous tomber régulièrement dans leur piège.

S'il n'est déjà pas facile de rester droit en ce monde, il devient presque impossible de le rester lorsque nous pensons avoir été la victime d'une injustice. Untel aurait dû nous rendre la monnaie de nos achats ? Nous ne l'oublierons pas lors d'une prochaine visite ! Un autre ne nous a pas rendu le service que nous pensions pouvoir recevoir de sa part ? Qu'il vienne un jour ou l'autre nous demander quelque chose !

Cette vision du monde est abominable et nous conduit tout droit dans les bras des forces de la mort. Pendant ce temps, le Créateur pleure. Lui qui nous a créés pour que nous L'appelions dans toutes les situations de la vie... y compris celles qui nous semblent difficile à supporter. Le choix est devant nous : le chemin de la Sainteté – sur lequel nous restons droits – ou celui de la mort – sur lequel tous les coups sont permis.

En y pensant, lorsque nous rendons un mauvais coup sous le prétexte d'en avoir reçu un, nous agissons avec l'intelligence d'un enfant. En s'abaissant à ce niveau, nous ne faisons certainement pas honneur à notre rang de personne adulte, dotée de toutes ses fonctions intellectuelles.

« David, pour quelle raison as-tu frappé ton petit frère ? » s'exclame une mère qui vient d'assister à une dispute entre ses deux fils. « Parce qu'il vient de me frapper ! » répond le petit garçon. « Voyons David, ce n'est pas une bonne raison ! Ce n'est pas parce qu'il t'a fait quelque chose de mal que tu dois – toi-même – faire une chose qui n'est pas bien ! » Combien de fois un parent répète-t-il cette phrase avant que l'enfant la comprenne réellement ?

En nous comportant mal parce que nous nous avons été maltraité, à qui ressemblons-nous ? À tout, sauf à un être humain qui cherche à se rapprocher du Divin. C'est ce pari extraordinaire qu'a tenu – durant toute sa vie – le roi David : rester irréprochable, même à l'encontre de ses persécuteurs. C'est parce que cela est d'une difficulté extrême que David le mentionne dans son livre des Téhilim. Puissions-nous tenter chaque jour en ce monde de tenir le même pari. D'autre part, si nous ratons et que nous chutons de notre niveau, redoublons nos prières afin de demander l'aide du Ciel. Celle-ci sera encore plus importante à obtenir !

À suivre...

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La citation du jour

La citation du jour

“La totalité de ce monde est une représentation d'un niveau inférieur de la Sainteté.” (Rabbi Na'hman de Breslev, Liqouté Moharan I, 54)

Commentaire : Une personne en plein soleil peut regarder sans difficultés une ampoule électrique éclairée. Cependant, une personne qui sort de l'obscurité sera éblouie par la même ampoule. Ceci est une règle connue : plus nous sommes éloignés de la lumière, plus nous sommes facilement aveuglés.

La lumière spirituelle qu'émet Hachem est trop forte pour être vue par l'esprit humain. Afin d'éviter de nous aveugler, le Créateur a « dilué » cette lumière dans l'aspect matériel de ce monde. Ainsi, c'est en utilisant tout ce qui est à notre portée que nous pouvons nous rapprocher de Lui.

Bien sûr, cela est possible si nous utilisons seulement ce qui est permis et d'une façon voulue par la Volonté divine. Dans cette perspective, un fruit n'est pas qu'appétissant : il est également l'occasion de se rapprocher de D-ieu : en prononçant la bénédiction adéquate avant de le consommer. Une voiture ne sert pas à montrer sa richesse aux autres, mais un moyen d'aider notre prochain (en conduisant une personne âgé faire les courses), de mieux prier (en arrivant à l'heure à la synagogue)...

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dimanche 25 juillet 2010

Maigrir et émouna (3)

Maigrir et émouna (3)

« David-Yits'haq,

Je ne vous l'ai pas encore dit, mais j'ai un problème de surpoids ; je dois perdre 15 kilos pour retrouver mon poids normal. Si vous saviez comme c'est dur d'entendre les remarques de certaines personnes à propos de mon poids ! Cela me blesse profondément. Également, j'ai beaucoup de difficultés à m'habiller et je soufre tellement de cette situation. Est-ce Hachem qui m'envoie cette lourde épreuve à supporter ? J'ai essayé tous les régimes et il n'y en a aucun que j'arrive à faire. Presque tous les soirs, je demande à D-ieu de m'aider. Je souffre et parfois, après certaines réflexions de la part des membres de ma famille, je m'en vais pleurer seule dans ma chambre. Pouvez-vous faire quelque chose pour m'aider s'il vous plait ? Merci. » (Leslie A., France)

Dans les deux premières parties de ma réponse, j'ai expliqué qu'il ne fallait surtout pas faire de remarques désobligeantes ou se moquer. D'autre part, manger n'est pas une activité dépourvue de sens dans notre relation avec Hachem et c'est pour cette raison qu'il faut toujours essayer d'améliorer sa façon de manger.

Un sujet important

Pour que les repas soient une occasion de se rapprocher de D-ieu, l'âme juive a besoin des deux aspects fondamentaux qui la distinguent des âmes non juives : 1) la nourriture doit être kachère et 2) manger doit être fait dans la perspective de notre Service divin. En d'autres termes, manger est une occasion merveilleuse pour montrer à D-ieu que nous l'aimons.

Manger en Sainteté est un aspect tellement important de notre relation avec le Maître du monde, qu'il suffit de taper le mot « manger » dans le moteur de recherche de la page d'accueil de La Pause-Café pour se faire une idée précise des devoirs d'une personne qui désire s'alimenter tout en s'entourant d'un nuage de Sainteté.

Sous bien des aspects, manger en Sainteté s'apparente aux efforts que fait une personne afin de perdre du poids. Cependant, dans le premier cas, on mange en quantité plus réduite afin d'afficher notre amour de D-ieu, alors que dans le second, on le fait par amour pour soi et pour paraître plus beau ou belle.

Ainsi, même si l'intention de départ n'est pas la même, les conséquences sont identiques : les bons petits plats de notre grand-mère ne sont plus l'occasion d'avaler trois assiettes, ni les plats de la maîtresse de maison une chance de se servir indéfiniment !

Malgré tout, il existe une différence importante entre un régime pour la Sainteté et un pour la beauté physique. Lorsqu'on essaie de manger moins et mieux afin de se rapprocher d'Hachem, notre esprit et notre cœur sont liés au Ciel. C'est sans doute pour cela que les remarques des autres nous touchent peu ! Cela ressemble un peu aux singes qui nous font des grimace lorsque nous visitons un zoo. Penserions-nous à nous vexer ?

D'autre part, vouloir maigrir par amour de son corps est souvent une épreuve difficile – car elle n'est pas réellement voulue par notre esprit – et remplie de déceptions. Le stress des personnes qui suivent un régime pour maigrir n'est pas chose nouvelle. Des programmes (comme celui de Weight Watchers) ont bâtit leur succès sur ces difficultés.

De plus, si la prière n'est pas un élément essentiel de ces programmes, elle doit l'être pour une personne qui désire progresser et manger en Sainteté. Certaines personnes ont l'habitude de réciter une prière avant et une autre après chaque repas (cela s'ajoute aux bénédictions que nous devons prononcer obligatoirement). Ce lien avec le Ciel est primordial si l'on veut s'en rapprocher.

En conclusion, je vous suggère de partager vos pensées avec Hachem et d'ouvrir votre cœur, aussi souvent que vous le pouvez. Désirez-vous mieux manger pour avancer dans votre Service divin ? Souhaitez-vous pouvoir contrôler plus souvent vos envies de manger ? Dans tous ces cas, la prière - ajoutée à votre volonté certaine – est l'arme la plus efficace de l'âme juive. N'oubliez jamais cela. J'espère avoir répondu à votre question.

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La citation du jour

La citation du jour

“Dès le lever du matin, avant toute autre activité, nous devons penser au Monde à venir.” (Rabbi Na'hman de Breslev, Liqouté Moharan I, 54)

Commentaire : Au réveil, nous possédons quelques instants précieux afin de penser aux évènements supposés arriver dans les vingt-quatre prochaines heures. Départ pour le bureau, rendez-vous importants, soirée prévue avec nos enfants... Et D-ieu dans tout cela ?

Dès que nous ouvrons l'œil, nous devons penser à Hachem. De suite, nous devons lier notre vie en ce monde aux sphères célestes. De fait, n'est-ce pas d'en-haut que sont décidés nos réussites et nos échecs, que D-ieu nous garde.

Si nous faisons le lien – dès l'heure du réveil – entre le Saint et le séculier, entre le Ciel et notre vie quotidienne, nous augmentons nos chances de ne pas nous sentir seul face aux défis de la vie. Si nous sentons à nos côtés la Présence divine, la vie devient bien plus agréable et les obstacles s'effacent les uns après les autres.

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vendredi 23 juillet 2010

Paracha Va-et'hanan - Rabbi Nathan de Breslev

Paracha Va-et'hanan - Rabbi Nathan de Breslev

“Observez-les et pratiquez-les ! Ce sera là votre sagesse et votre intelligence aux yeux des peuples…” (Devarim 4:6)

'Hazal (les Sages du Talmud ) nous ont appris que ce verset fait allusion au mode de calcul des “saisons et des constellations”, c'est-à-dire à la détermination du début des mois lunaires juifs, lorsque la lune commence à croître de nouveau, après une période de deux semaines pendant laquelle elle décroît. Cet instant est celui du “remplissage de l'imperfection de la lune afin qu'elle ne montre au manque et que sa lumière soit comme celle du soleil” (extrait de la prière de Qidouch lévana – de la Sanctification de la lune, version sfarad).

Le cycle de croissance et de décroissance de la lune est une allusion au concept d'émouna (de foi) de chaque personne. De fait, lorsque la lune est pleine, cela ressemble à une émouna complète et dépourvue du moindre manque, de la plus petite imperfection. Dans ce cas, la lumière de la lune (l'émouna-la foi) devient comme celle du soleil (du Créateur).

Une émouna complète signifie que nous devons posséder une conviction forte en rapport de notre croyance en Hachem. L'émouna commence lorsque l'intellect humain atteint les limites de l'entendement. C'est précisément dans ces situations où ne devons pas nous laisser assiéger par les doutes, les questions apparemment sans réponses…

Lorsqu'une personne atteint le niveau d'émouna complète, sans aucune imperfection, son intellect l'éclaire comme si elle voyait et qu'elle comprenait réellement. Ceci représente l'essence de l'émouna complète : que nous soyons comme une personne qui voit de ses yeux les réponses aux questions difficiles qu'elle se posait. Ce concept est celui de la lumière de la lune qui est l'équivalente de celle du soleil.

(Adapté du Liqouté Halakhoth de Rabbi Nathan de Breslev, Ora'h 'Haïm, Hilkhoth Roch 'Hodech 6:1)

Faire les mitswoth d'une façon simple

“Si l'Éternel vous a préférés, vous a distingués, ce n'est pas que vous soyez plus nombreux que les autres peuples, car vous êtes le moindre de tous.” (Devarim 7:7)

Ce verset se comprend à la lumière du commentaire de Rachi, selon lequel D-ieu a dit au peuple d'Israël : “Vous avez fait preuve d'auto-effacement lorsque Je vous ai accordé du bien.” Ceci signifie que lorsque D-ieu rayonne sur le peuple juif, celui-ci ne s'engage pas sur les chemins des questionnements intellectuels à propos de l'émouna (la foi). Plutôt, le peuple juif se sent revigoré par son renforcement dans sa foi et en profite pour chercher Hachem avec encore plus d'énergie.

Ceci correspond à ce qui est écrit dans le verset (Cantique des Cantiques 1:4) : “Entraîne-moi à Ta suite, courons !” Ceci signifie que nous courons derrière Hachem dès l'instant où Il nous attire vers Lui. Cependant, peu de temps après avoir commencé à chercher D-ieu, Il nous semble nous échapper et se subtiliser à notre vue. Ce concept correspond à (id. 8:14) “Mon Bien-aimé a fui…” et à (id. 5:6) : “J'ouvre à mon Bien-aimé, mais mon Bien-aimé est parti, a disparu…”

À cet instant, nous devons entreprendre une recherche mesurée et méthodique d'Hachem. Nous devons Le chercher et Le servir avec des actions et des bonnes actions. Tout cela doit être fait dans la joie… jusqu'au moment où nous mériterons en fin de compte à Le trouver. Alors, nous Le trouverons et acquérons une révélation encore plus merveilleuse que celle que nous avions atteinte auparavant.

Ceci correspond à ce qui est écrit (Exode 24:7) : “Tout ce qu'a prononcé l'Éternel, nous le ferons et nous le comprendrons.” Cela signifie que nous ferons immédiatement – sans poser de questions – ce que D-ieu nous a ordonné et que nous comprendrons ensuite le sens de chaque chose. De fait, c'est en faisant les mitswoth avec émouna, simplicité et joie que nous méritons par la suite de comprendre et d'atteindre des concepts élevés et merveilleux.

Cependant, les adorateurs et les hérétiques désirent “comprendre” avant de “faire” car ils sont les esclaves de leurs limites intellectuelles, de leurs désirs pour le matériel et de leurs mauvais traits de caractère. Pour eux, s'élever spirituellement est hors d'atteinte. Ils désirent cueillir immédiatement les fruits de leurs questions philosophiques à propos de l'existence du Divin et les raisons sous-jacentes aux mitswoth saintes. C'est seulement après cela qu'ils peuvent – éventuellement – se hâter à faire une mitswa : s'ils perçoivent sa lumière spirituelle à sa racine qui illumine tous les mondes spirituels.

(Adapté du Liqouté Halakhoth de Rabbi Nathan de Breslev, Ora'h 'Haïm, Hilkhoth Nefilath Apayim Ou'Qédoucha DeSidra 4:13, selon Otsar Ha-Ira, Émouna 17)

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La citation du jour

La citation du jour

“L'aspect essentiel de la mémoire est celui qui consiste à se souvenir du Monde à venir.” (Rabbi Na'hman de Breslev, Liqouté Moharan I, 54)

Commentaire : Un étudiant le sait bien : son année d'étude est conditionnée à l'examen de fin d'année qu'il doit obligatoirement réussir. Si cet étudiant ne tenait pas compte de cet examen, il ferait certainement face à un échec cuisant en temps voulu.

Notre passage en ce monde n'est qu'un corridor qui doit nous amener plus loin : dans le Monde à venir. Pour avoir accès au Monde futur, nous devons déployer tous nos efforts afin de suivre la Volonté divine et les commandements qu'elle nous a légués.

Plus nous gardons cette vérité absolue présente en notre esprit, plus nous possédons de chance de nous rapprocher du but ultime de notre vie : entrer dans le Monde à venir. Ainsi, le monde qui nous entoure ne doit être perçu qu'à travers cette vision unique : celle du Monde futur et de ses attentes. Peu importe ce que pensent nos semblables et la nature de mode du jour, c'est seulement le Monde à venir qui nous intéresse.

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